Denis DES ROYS 1485–
- Nom
- Denis DES ROYS
- Prénom(s)
- Denis
- Nom de famille
- DES ROYS
| Famille avec Clauda de LAGREVOL |
| lui |
Denis DES ROYS Naissance : vers 1485 |
| épouse |
Clauda de LAGREVOL Naissance : vers 1485 |
| fille |
Marthe DES ROYS Naissance : vers 1510 25 25 |
|
1 an fils |
Antoine DES ROYS Naissance : vers 1510 25 25 |
| fille |
| Naissance | vers 1485 _FNA : NO |
| Naissance d’une fille #1 | Marthe DES ROYS vers 1510 (Âge 25 ans) _FNA : NO |
| Naissance d’un fils #2 | Antoine DES ROYS vers 1510 (Âge 25 ans) _FNA : NO |
| Notes | _FNA : NO |
| _CREA | 18 février 2016 – 09:08:03 (Âge 531 ans) |
| _CREA | Clauda de LAGREVOL — Afficher cette famille 18 février 2016 – 09:08:37 (Âge 531 ans) |
| _FIL | LEGITIMATE_CHILD |
| _UST | Clauda de LAGREVOL — Afficher cette famille MARRIED |
| Notes | A Montfaucon, près du Puy en Velay vivait vers 1480 " le premier Des Roys auquel on puisse rattacher directement Lamartine, « vénérable et discrète personne Denis Des Roys » dont nous savons même fort peu de chose. Par son testament rédigé le 25 février 1528 et où il est qualifié de bachelier ès lois, on voit qu'il avait trois frères : Mathurin, curé de Raucoules ; Louis, curé du Pailhet, et une sœur, Catherine, mariée à Pierre Aurelle, dont elle était veuve à cette époque. En premières noces Denis Des Roys épousa Claude de Lagrevol et plus tard Isabelle Vacherelle ; de ces deux mariages naquirent sept enfants, deux filles: Vidalle, Marthe, femme d'Antoine de Romezin, et cinq fils : Antoine et Aymard, les deux plus jeunes, entrèrent dans les ordres ; un autre, Pierre, fut « apoticaire » ; le cadet, Sébastien, alla s'établir à Toulouse et l'aîné, Antoine, épousa Marguerite de Baulmes et de Jussac. Quant aux biens qu'il possédait alors, ils comprenaient une maison à Montfaucon, et deux terres, le grand et le petit Rebecque. Mais si ce long document ne fournit que de très vagues renseignements sur l'état et la situation des Des Roys au début du XVIe siècle, sa rédaction soignée et sa forme souvent recherchée dénotent chez Denis une habitude de la langue polie peu commune à l'époque ; issu d'une lignée érudite, apparenté à des ecclésiastiques lettrés, lui-même docteur en droit, il avait tenu à préciser élégamment les moindres détails de sa pompe funéraire, parfois, il est vrai, avec un soin un peu macabre comme on peut en juger par ce début: Préalablement à Dieu tout puissant et à la benoyste Vierge Marie sa mère et par intercession de tous les saints et saintes du Paradis, je recommande mon âme et mon corps après mon trépassement et, avant toute œuvre, je rends à Dieu mon créateur grâces de ma nativité, corps et membres dont il m'a créé, des cinq sens qu'il m'a prestés, des beaux enfants qu'il m'a donnés, et de tous les biens qu'il lui a pleu me donner durant ma vie en ce monde. Item je me confesse à lui et à la glorieuse Vierge Marie, à monsieur Saint Denis, Saint Christophe et à tous les saints et saintes du Paradis de tous les peschés et méfaits en quoy durant maditte vie je suis escheu et desquels je n'en aurais été autrefois confessé. Item veux et ordonne que mon âme séparée du corps, mon dit corps soit veillé par mes bons amis et puis dedans un tombeau porté dans l'église de Montfalcon et dessus la couverte apartenant au curé de la dicte Église par ses droits accoutumés ; veux aussi m'estre mis un linceul blanc sur le chef avec une croix noire du long et de travers en mémoire de la Sainte Croix. Item que ceux qui porteront mon dit corps, reconnaissant que suis venu en ce monde nud, seront pieds nuds ; en contentement de leur peine je donne à chacun c'est à sçavoir deux aulnes et demie de mandel noir et dîner afin qu'ils prient Dieu pour mon âme. Item veux qu'à ma sépulture soient convoqués tous les prêtres de cette ville de Montfalcon et de Raucoules et du Pailhet lesquels seront tenus de dire à haute voix le psautier ainsi qu'il est accoutumé et après ledict psautier veux qu'ils disent les litanies et là où on dit ora pro nobis, ils diront ora pro eo. Suivent, pendant quatre pages, l'ordre de son convoi ; les noms des amis qu'il prie d'y assister, le nombre de messes qu'il requiert - autant qu'il aura vécus d'ans « en ce misérable monde » - et jusqu'à la décoration de l'église où il ordonne « qu'il soict faict lume de six livres de cire tant en quatre petites torches qu'en autres chandelles tellement que tout le chandellier neuf soit garny ». La question des legs était plus brièvement traitée ; il laissait sa femme usufruitière de ses biens, lui donnait ses joyaux, anneaux, ceintures, et une tasse martellée ; abandonnait au curé de Montfaucon une partie de sa garde-robe « comme robe, pourpoint, chausses et une bonne chemise » ; ses fils héritaient chacun de cent livres et ses filles de dix sols tournois ; enfin, à tous les membres de sa famille et à ses amis il léguait « trois aulnes de bon mandel noir » pour porter son deuil, avec cette originale restriction que la qualité de l'étoffe devait varier entre trente et cinquante sols l'aune, suivant le degré de parenté " (Lacretelle). Sources : - Lamartine et sa famille. Etude généalogique et héraldique, "Ceux du Mâconnais", antenne locale du Cercle Généalogique de Saône-et-Loire, Mâcon, 1993. - LACRETELLE (Pierre de), Les origines et la jeunesse de Lamartine 1790-1812, Paris, 1911. - JOURDA de VAUX (Vicomte Gaston de), Le nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy, t. VI, 1931, p. 106. |